Introduction

Les organisations reposent de plus en plus sur des experts techniques : ingénieurs, spécialistes IT, data scientists, experts réglementaires ou scientifiques.

Au-delà d’un avantage stratégique pour les entreprises, leur expertise constitue souvent les fondements même de la valeur d’une entreprise. En effet, que serait une société d’assurance sans actuaires, une ESN sans développeurs ou ingénieurs ou un laboratoire sans chercheurs ou scientifiques ?

Les attentes envers ces professionnels évoluent rapidement. Selon le World Economic Forum, près de 39 % des compétences professionnelles devraient évoluer d’ici 2030 sous l’effet des transformations technologiques et organisationnelles.

Pourquoi les soft skills sont devenues stratégiques

Les projets modernes impliquent de plus en plus d’acteurs : équipes multidisciplinaires, partenaires externes divers, équipes internationales, fonctions métiers différentes et niveaux décisionnels parfois multiples.

Les experts doivent donc expliquer des sujets complexes à des interlocuteurs qui ne partagent pas forcément leur niveau d’expertise.

Autrement dit, l’expertise seule ne suffit plus.

Albert Einstein

« Si vous ne pouvez pas expliquer quelque chose simplement, c’est que vous ne l’avez pas bien compris. » 

Parmi les 15 compétences les plus demandées dans les années à venir, 10 sont des compétences humaines, telles que :

  • la communication
  • la collaboration
  • la créativité
  • l’adaptabilité
  • le leadership.

Dans ce contexte, les entreprises ne recherchent plus uniquement des compétences techniques. Les soft skills, c’est-à-dire les compétences relationnelles et comportementales, deviennent essentielles pour permettre aux experts de collaborer efficacement et d’avoir un réel impact dans l’organisation. Certaines compétences sont particulièrement déterminantes.

Les soft skills les plus importantes pour les experts : 

La communication

Un expert doit être capable d’expliquer des sujets complexes, d’adapter son discours à différents publics et de structurer un message clair.

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément. » Nicolas Boileau poète, écrivain et critique littéraire(1636 – 1711)

La collaboration

Les experts travaillent rarement seuls. Ils doivent interagir avec des managers, des équipes métiers, des partenaires externes.

L’influence

Dans de nombreuses organisations, les experts doivent convaincre sans autorité hiérarchique. C’est ce que l’on appelle souvent le leadership technique.

Etude APEC

Le 18 décembre 2025, l’Association pour l’emploi des cadres a publié plusieurs articles et études sur les soft skills.

Selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), les compétences comportementales jouent un rôle croissant dans l’employabilité des cadres. En effet, 67 % des recruteurs considèrent aujourd’hui les soft skills aussi importantes que les compétences techniques, tandis que les compétences relationnelles comme l’adaptabilité, l’écoute ou l’organisation figurent parmi les plus recherchées dans les entreprises. Les principaux enseignements issus de leurs publications : 

1. Les soft skills deviennent essentielles dans le travail des cadres

L’APEC explique que les soft skills permettent aux cadres de collaborer efficacement et de maintenir leur valeur ajoutée humaine, notamment dans un contexte de transformation du travail lié au numérique et à l’intelligence artificielle.

Les compétences comportementales sont donc considérées comme complémentaires des compétences techniques.

2. Les entreprises distinguent trois types de compétences

Selon l’APEC, les entreprises différencient :

  1. les compétences techniques : par exemple programmation Python, cybersécurité, cloud, programmation, architecture logicielle, analyse biologique, droit de l’assurance …
  2. les compétences transversales : par exemple gestion de projets,  gestion du temps, organisation, résolutions de problèmes, analyse critique …
  3. les compétences comportementales (soft skills) : par exemple communication, leadership, adaptabilité, écoute, intelligence émotionnelle. En résumé, les soft skills correspondent en grande partie à la gestion des relations.

3. Les recruteurs accordent une importance croissante aux soft skills

Un baromètre cité par l’APEC indique que 67 % des recruteurs considèrent les soft skills aussi importantes que les compétences techniques dans l’évaluation des candidats.

Cela montre que la performance professionnelle ne repose plus uniquement sur l’expertise technique.

4. Les soft skills sont difficiles à évaluer

Une étude APEC sur le recrutement des cadres montre que deux tiers des recruteurs estiment difficile d’évaluer les compétences managériales et comportementales lors d’un recrutement.

De même, 51 % des dirigeants et RH jugent l’évaluation des soft skills plus difficile que celle des compétences techniques.

Cela explique pourquoi les entreprises développent de plus en plus :

  • coaching
  • assessment centers
  • dispositifs de formation aux soft skills.

Les risques d’un manque de soft skills

Lorsque les experts ne développent pas suffisamment leurs compétences relationnelles et de communication, plusieurs difficultés peuvent apparaître au sein des organisations. 

Tout d’abord, des incompréhensions entre équipes peuvent émerger. Les experts techniques utilisent souvent un vocabulaire spécifique ou des raisonnements complexes qui peuvent être difficiles à saisir pour des interlocuteurs non spécialistes, qu’il s’agisse de managers, de fonctions métiers ou de clients.

Ces écarts de compréhension peuvent entraîner des décisions retardées ou moins efficaces, car les enjeux techniques ne sont pas toujours correctement compris ou partagés. Dans certains cas, les dirigeants peuvent hésiter à suivre les recommandations des experts faute d’une explication claire des risques ou des bénéfices.

Le manque de soft skills peut également conduire à une perte d’efficacité dans les projets. Lorsque la communication entre équipes techniques et équipes métiers est insuffisante, les projets peuvent souffrir de malentendus sur les objectifs, les priorités ou les contraintes. Cela peut se traduire par des ajustements tardifs, des retards ou une coordination plus difficile entre les acteurs du projet.

Par ailleurs, cette situation peut générer une forme de frustration chez les experts eux-mêmes. Ceux-ci peuvent avoir le sentiment que leur expertise n’est pas reconnue ou comprise, alors même que la difficulté réside souvent dans la manière dont cette expertise est transmise. Or la rétention des talents et des experts est un sujet crucial pour nombre d’entreprises.

Plus largement, de nombreuses organisations constatent aujourd’hui que les difficultés de communication constituent un frein majeur à la performance collective. Dans des environnements de travail de plus en plus collaboratifs et multidisciplinaires, la capacité à expliquer des sujets complexes, à dialoguer avec différents métiers et à construire une compréhension commune devient une compétence essentielle pour transformer l’expertise en véritable levier de décision et d’innovation.

Comment améliorer la communication des experts techniques

Plusieurs approches permettent de renforcer la communication des experts.

La formation aux soft skills

Les formations dédiées aux experts permettent de travailler :

  • la communication des sujets complexes
  • la structuration d’un message
  • la prise de parole en public y compris face à des décideurs
  • la gestion des interactions difficiles

Ces formations complètent l’expertise technique et facilitent la collaboration entre métiers.

Bloomishway propose des formations dédiées aux experts permettant notamment de développer leur communication, leur gestion de la relation client et leur capacité d’influence. Découvrez nos formations soft skills pour experts. Visitez notre page formation

Le coaching professionnel des experts

Le coaching constitue un levier particulièrement efficace pour accompagner les experts.

Contrairement à la formation, le coaching permet de travailler sur des situations concrètes rencontrées dans l’entreprise. Il aide notamment à développer :

  • la posture d’expert
  • la confiance professionnelle
  • la capacité d’influence
  • la communication stratégique

Le coaching permet ainsi aux experts de transformer leur expertise en leadership technique.

Le coaching professionnelconstitue également un levier efficace pour accompagner les experts dans leur posture professionnelle. Il permet de travailler sur la confiance, l’influence et la communication stratégique. Visitez notre page coaching

Conclusion

Les soft skills sont devenues indispensables pour permettre aux experts de transformer leur expertise en impact réel dans l’organisation.

Dans un environnement de travail de plus en plus collaboratif, les entreprises ont tout intérêt à accompagner leurs experts dans le développement de ces compétences.

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Sources : 

https://www.weforum.org/publications/the-future-of-jobs-report-2025/in-full/3-skills-outlook

https://www.apec.fr/tendances-emploi-cadre/evolution-des-metiers-et-competences/a-quoi-ressemblera-le-monde-du-travail-demain-.html?